
Rêveries d’un routier solitaire
43 mins
Licence

Prenez la route avec Serge Bouchard
Rêveries d’un routier solitaire est un film immersif de 43 minutes qui fait entrer le public dans l’intimité de celui qui a si bien raconté le Québec et ceux et celles qui l’habitent. Serge Bouchard a vécu, exploré et ressenti le territoire comme nul autre. Sa parole transporte, fait vibrer et réfléchir.
Anthropologue, écrivain, animateur radio et conteur hors pair, Serge a consacré sa vie à observer le monde pour mieux le raconter. Roulant dans le sillage des camionneurs qu’il affectionnait tant, il devient dans ce film notre guide pour décoder l’immensité qui nous entoure. À travers de courts tableaux imagés, Serge nous offre un espace de réflexion pour nous déposer hors du temps.
Avec chaleur et bienveillance, Serge nous invite à bord de son mythique camion, un Mack modèle B 1958, pour explorer avec lui les confins du territoire. Il offre ainsi un moment privilégié au public, installé aux premières loges de ses réflexions qui dépeignent avec justesse et douceur notre époque et l’endroit où nous prenons racine.
Réalisé par Patrick Bossé, Rêveries d’un routier solitaire marie des archives sonores de Radio-Canada à une mise en images spectaculaire, conçue spécialement pour le dôme.
Forêts boréales, ciels vertigineux et routes infinies enveloppent le public, l’entraînant sur les traces des plus de deux millions de kilomètres parcourus par Serge.
Porté par sa voix enveloppante où pointent de chaleureux sourires, le film se veut une traversée intérieure et méditative : ode à la nature, déclaration d’amour à la Terre et à ceux et celles qui la peuplent, et reconnaissance de la sagesse des Innus, qui ont tant appris à Serge. Chaque mot est empreint de la poésie et de la lucidité qui ont fait de Serge Bouchard une voix essentielle.
Rêveries d’un routier solitaire est une expérience immersive profondément humaine, qui transforme l’écoute en voyage contemplatif et le public en passager privilégié.
CRÉDITS
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Scénarisation et réalisation
Patrick Bossé
Production
Les Productions Figure 55
Michel D.T. Lam
Pascal Pelletier
Direction de la photographie
Dominic St-Amant
Animation graphique
Sindre Ulvik Péladeau
Montage – narration
Lucie Juillet
Montage – image
Odrée Lapointe
Conception sonore et mixage
Jean-François B. Sauvé
Musique originale
Mathieu Charbonneau
Violoncelle
Elisabeth Giroux
Contrebasse
Rémi-Jean Leblanc
Clarinettes
Guillaume Bourque
Guitare acoustique et percussions
Charles Blondeau
Guitare électrique
Joseph Marchand
Harpe
Sarah Pagé
Synthétiseurs, piano, lapsteel, guitare acoustique
Mathieu Charbonneau
Enregistrement
Studio MccM
Studio Madame Wood
Colorisation
Beatrice Tremblay
Conception graphique
Turcotte Design
Modélisation 3D
Rafael Lugo
PlantCatalog
Photographie de Serge Bouchard
Radio-Canada
Direction de production
Geneviève Audette
Coordination de production
Sarah Sozzi
Comptabilité de production
Amélie Jutras
Distribution – Hubblo
Karine Sévigny
Philippe Chrusten
Louis Lachance
Adrien Dauphinais
Radio-Canada
Joëlle Villeneuve
Sylvie Julien
Mélanie Thivierge
Merci à la famille Charbonneau et Denutte pour leur accueil dans l’ancienne maison de la famille Lévesque et Bouchard.
Merci à Stéphan Coupal pour les promenades dans le véritable camion Mack de Serge.
Remerciements du réalisateur
Catherine Dumas, Edmond Bossé, Françoise Bossé
Lou Lévesque-Bouchard, Serge-Alexandre Bouchard, Jean-Philippe Pleau
Audrey Beauchemin, Mathieu Bourdon, Gabriel Rondeau
Myriam Magassouba, Guillaume Daoust, Antonio Pierre de Almeida, Nicolas Didtsch
Remerciements de la production
Jean-Charles Piétacho, Monique Mestokosho et le Conseil des Innu de Ekuanitshit
Jenny Thibault, Société des arts technologiques
Mathieu Boudreault, Johanne Vienneau et la Réserve faunique La Vérendrye
Sylvain Roy et l’Auberge La Chicoutée, Longue-Pointe-de-Mingan
Basé sur les paroles de Serge Bouchard, telles qu’entendues dans le cadre des émissions Les chemins de travers et C’est fou, diffusées sur les ondes d’ICI Première de Radio-Canada
AVEC LA PARTICIPATION FINANCIÈRE DE
Sodec
Sodec Crédit D’impôts
Crédit d’impôt pour production cinématographique ou magnétoscopique canadienne
BCPAC Crédit D’impôts
AVEC LA PARTICIPATION DE
Radio-Canada
Société des arts technologiques




SYNOPSIS COURT
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Avec le film Rêveries d’un routier solitaire, plongez dans un voyage immersif en dôme à travers les mots de Serge Bouchard. Anthropologue, écrivain et fin observateur du territoire et de ceux et celles qui le peuplent, il nous entraîne à bord de son mythique camion pour une traversée à la fois physique et intérieure.
Porté par des archives sonores des interventions de Serge Bouchard à Radio-Canada et par une mise en images spectaculaire à 360 degrés, le film juxtapose paysages grandioses et réflexions fécondes où pointent de chaleureux sourires.
Des routes peu fréquentées aux ciels infinis, Serge nous invite à poser un nouveau regard sur notre monde. Ode à la nature, hommage à la sagesse innue et déclaration d’amour à notre terre, ce film transforme l’écoute en véritable expérience.
Montez. La route se déploie. L’immersion commence.
GENÈSE ET INTENTIONS
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Rêveries d’un routier solitaire | Approche et intentions
Genèse du projet
Le film est né d’une envie commune du réalisateur Patrick Bossé et du producteur Pascal Pelletier de créer une expérience immersive en dôme à partir d’archives de Serge Bouchard. Collègues depuis plus de 18 ans et admirateurs de longue date de l’anthropologue, ils avaient chacun tenté de démarrer un projet avec lui par le passé.
C’est toutefois une rencontre en 2023 avec la directrice d’ICI Première à l’époque, Sylvie Julien, et la directrice générale de la Société des arts technologiques, Jenny Thibault, qui a véritablement marqué le début de l’aventure.
Intentions du scénariste et réalisateur, Patrick Bossé
Ma première envie avec ce projet était de faire résonner dans le dôme la voix de Serge Bouchard — à la fois grandiose et réconfortante, parfois aussi tranchante. J’ai construit la trame autour d’un fantasme de réalisation : monter à bord de son fameux camion Mack, prendre la route à ses côtés et le laisser nous raconter les territoires qu’il a parcourus.
Le choix du format immersif s’accorde d’ailleurs naturellement avec son parcours d’anthropologue. Toute sa vie, Bouchard s’est immergé dans des milieux et des réalités qui lui étaient étrangers pour mieux les comprendre. De la même manière, le film à 360 degrés invite le public à entrer dans ses réflexions et dans les paysages qui ont nourri sa pensée.
Le concept du film s’est précisé au fil de mon immersion dans une quantité phénoménale d’archives radio. J’ai parcouru plus de 1 250 pages de résumés d’interventions, écouté plusieurs centaines d’émissions, puis ciblé une dizaine d’heures de matériel. À partir de là, j’ai tissé une narration d’environ 45 minutes.
Pendant ce long processus d’entonnoir, certains critères guidaient mes choix. Je souhaitais travailler uniquement avec sa voix, notamment celle — plus grave et posée — de ses émissions Les chemins de travers et C’est fou, avec une affection particulière pour ses chroniques En circuit fermé. Je cherchais aussi des passages à la première personne, ainsi que des moments où il évoque ses expériences sur la route et à travers le territoire.
Peu à peu, la trame s’est dessinée comme un long aller-retour entre sa maison d’Huberdeau, dans les Laurentides, et la forêt profonde de la Côte-Nord, avec un détour par la réserve faunique La Vérendrye. J’y perçois un paradoxe attachant chez Bouchard : un amour profond des machines et de la route, qui le mène pourtant vers une forme de communion avec la nature.
La base du film repose ainsi sur un montage d’archives audio, à partir duquel j’ai construit un environnement immersif : images vidéo à 360 degrés de lieux qu’il a habités et parcourus, animations 3D inspirées de ses rêveries, conception sonore enveloppante et musique évoquant le road trip, toujours avec sa voix au cœur de l’expérience.
Une des belles découvertes du processus a été la place qu’a prise son mythique camion Mack rouge, modèle B de 1958. J’ai réussi à retrouver son propriétaire actuel, qui l’a entièrement restauré et nous a permis de le filmer sur la route. Nous l’avons ensuite recréé en 3D afin de l’intégrer à divers paysages et à certaines séquences plus oniriques.
Le film se veut pour moi un hommage à un grand penseur d’ici, mais aussi au pouvoir de la radio. Il ne s’agit pas d’une biographie traditionnelle, mais bien d’une réflexion sensible sur notre identité et notre rapport au territoire, tout en saluant deux communautés marquantes dans sa vie et son œuvre : les camionneurs de longue distance et les Innus.
D’une certaine façon, ce projet s’inscrit dans la continuité de mon film immersif précédent, Territoires des Amériques, inspiré des œuvres et des réflexions de l’artiste multidisciplinaire René Derouin. J’espère maintenant réaliser un troisième film du même format autour d’une autre figure marquante d’ici afin de former une trilogie en dôme.
Le choix du titre
Le titre Rêveries d’un routier solitaire provient des propres mots de Serge Bouchard. Dans la série radio Une épinette noire nommée Diesel, il entreprend une traversée du Canada avec une petite équipe de captation. Dès le premier épisode, évoquant ses nombreux périples en voiture, il résume son état d’esprit par ces mots : les rêveries d’un routier solitaire. L’expression est devenue un fil conducteur du film, qui plonge le public dans les réflexions nées des routes bien réelles qu’il a parcourues autant que des chemins imaginaires qui ont traversé son esprit.
Le titre fait également écho à l’ouvrage inachevé de Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, auquel Bouchard faisait certainement référence. Par une coïncidence amusante, j’avais moi-même lu ce texte il y a une quinzaine d’années lors d’un vol entre Montréal et Vancouver, alors que je m’apprêtais à traverser le pays, principalement en mobylette, pour documenter le périple de deux cyclistes dans le cadre d’une levée de fonds pour la recherche sur le cancer.
Un lien plus personnel pour le réalisateur
Pour la petite histoire, j’avais proposé il y a près de dix ans un tout autre projet de court métrage à Serge Bouchard, par l’entremise de son agent de l’époque. Le projet s’intitulait justement Rêveries et devait se dérouler dans le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, un lieu qui nous était cher à tous les deux.
Bien que je n’aie malheureusement jamais eu la chance de le rencontrer, je ressens un lien profond avec lui. Nous avons tous deux vécu une partie de notre vie à Pointe-aux-Trembles, à l’extrémité est de l’île de Montréal, là où j’ai passé mon enfance et mon adolescence.
Ce quartier a servi de décor à plusieurs de ses chroniques. J’y reconnais le même attachement que lui pour ce territoire : un regard lucide sur un héritage industriel lourd, mais aussi une certaine fierté pour ce secteur souvent mal-aimé, bordé par le majestueux Saint-Laurent et riche d’histoires.
Son écriture n’est sans doute pas étrangère au projet de long métrage documentaire que je développe actuellement, campé dans l’est de Montréal.





Serge Bouchard
« Les camions sont de beaux acteurs, ce sont des passeurs qui nous mènent sur les voies du rêve. »
Né en 1947 à Montréal, Serge Bouchard était un anthropologue, écrivain et communicateur passionné, dont la voix chaleureuse a marqué les ondes de Radio-Canada pendant près de 30 ans. Chercheur de formation, il s’intéressait particulièrement aux Premières Nations, à l’Amérique francophone et à la nordicité, partageant avec le public son regard pénétrant sur la vie et les mœurs. Coanimateur de l’émission C’est fou avec Jean-Philippe Pleau, il a également participé à de nombreuses émissions mémorables sur ICI PREMIÈRE, telles que Le lieu commun avec Bernard Arcand, De remarquables oubliés, Une épinette noire nommée Diesel et Les chemins de travers.
Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont C’était au temps des mammouths laineux, Ils ont couru l’Amérique et Les Yeux tristes de mon camion (Prix du Gouverneur général, 2017), Serge Bouchard a su transmettre sa passion pour l’humanité et la culture aux auditeurs et lecteurs, jusqu’à son décès le 11 mai 2021, à l’âge de 73 ans.
Citation tirée de Les images que nous sommes

Patrick Bossé
Montréalais d’origine, Patrick Bossé développe son goût pour le cinéma dès l’adolescence, muni d’un caméscope rudimentaire, sous le feu des pétrolières à Pointe-aux-Trembles. Il œuvre comme scénariste et réalisateur documentaire depuis une vingtaine d’années. Il s’implique également comme concepteur dans une variété de projets alliant récit, immersion et interactivité.
Au printemps 2026, il présente son film immersif en dôme Rêveries d’un routier solitaire, inspiré des archives radiophoniques de l’anthropologue Serge Bouchard. Auparavant, il a lancé la série documentaire Étoile du Nord (2023), consacrée aux travaux de l’astrophysicienne Laurie Rousseau-Nepton, ainsi que le film immersif Territoires des Amériques (2021), autour de l’œuvre de l’artiste René Derouin — deux projets récipiendaires de plusieurs prix internationaux.